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Vous n'arrivez pas à perdre de poids ? Regardez du côté des hormones...


« Quoi que je fasse je n’arrive pas à perdre du poids »

Cette phrase je l’entends souvent ou en consultation (Rendez vous ) ou bien autour de moi. Qui n’a pas essayé un ou plusieurs régimes « classiques » aboutissant dans un premier temps à une perte de poids, puis quelques semaines plus tard à une reprise de poids avec la plupart du temps un petit bonus ? Ces régimes ne fonctionnent pas car ils sont basés sur la restriction, ce qui entraine rapidement des envies excessives et compulsives d’aliments interdits et en particulier les aliments gras et sucrés.

Par ailleurs le corps ayant été en manque et se souvenant des diètes et famines ancestrales se met à faire des réserves au cas où une nouvelle restriction arriverait. Ceci explique que beaucoup de personnes ayant simplement quelques kilos à perdre se retrouvent quelques années plus tard en surpoids voire en obésité.

D’autre part un certain nombre de personnes reprennent leurs anciennes habitudes alimentaires à l’arrêt du régime, récupérant ainsi les kilos perdus à la vitesse de l’éclair.

Compter les calories ne marche pas. Si cela fonctionnait on le saurait depuis longtemps et ce serait tellement plus simple. C’est sous-estimer la complexité de notre organisme.


Allons voir du côté des hormones

Le mot hormone vient du grec « hormon » qui veut dire exciter. Le rôle des hormones est en effet de stimuler, contrôler et réguler l’ensemble des fonctions de l’organisme. Ce sont des messagers chimiques qui transportent des informations essentielles au bon fonctionnement des organes et des cellules cibles.

Les hormones se trouvent en très petites quantités dans le sang. En revanche elles ont des effets très puissants. En effet dès que leur concentration varie quelque peu, il y a retentissement sur l’organisme.

Une fois que l’hormone est libérée dans l’organisme, elle circule dans le sang pour aller délivrer son message. Pour que celui-ci soit reçu par la cellule, des récepteurs situés à la surface ou à l’intérieur de la cellule vont capter ce message, le délivrer au noyau et déclencher des réactions spécifiques.

Un certain nombre d’hormones rentrent en jeu dans la régulation du poids. Nous parlerons ci-dessous des principales, l’insuline, le cortisol, la leptine, les hormones thyroïdiennes et les œstrogènes.


L’insuline

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas. Elle régule le taux de glucose dans le sang en lui permettant de pénétrer dans la cellule pour y fabriquer de l’énergie. Cette hormone est synthétisée en continu et en quantité supplémentaire au moment des repas. Or un grand nombre de personnes font ce que l’on appelle de la résistance à l’insuline. C’est-à-dire que les cellules perdent de leur sensibilité à l’insuline. Le taux de sucre sanguin n’est alors plus régulé. Les conséquences peuvent être fort délétères à l’organisme. En effet l’insuline favorise entre autres le stockage du gras dans le tissu adipeux abdominal entrainant ainsi de l’inflammation. Pour notre plus grand malheur elle freine aussi le destockage, ce qui explique la difficulté à perdre les kilos superflus. La perte de sensibilité à l’insuline est un facteur de diabète, il est donc important de proposer des solutions efficaces pour maintenir des taux de sucres normaux dans le sang.


Que faire pour retrouver une sensibilité à l’insuline ?


Agir sur l’alimentation

Le naturopathe proposera à son consultant une alimentation à index glycémique (IG) bas. Il lui indiquera les quantités à respecter, lui conseillera d’éviter l’alimentation industrielle et transformée, les acides gras saturés. Et aussi de ne pas abuser de la viande rouge et de privilégier les fibres en consommant des légumes, des fruits et des céréales complètes.

Différents conseils seront évoqués en consultation. Le bon ordre pour consommer les aliments. La consommation d’aliments fermentés pour chouchouter le microbiote. Ce dernier étant un acteur clé car il joue sur la sensibilité à l’insuline et l’inflammation. Le type de cuisson pour favoriser l’amidon résistant et pour préserver les bons nutriments. L’ajout de thé vert à la fin du repas, de cannelle, épice aux vertus hypoglycémiques, de vinaigre ou encore de citron.

Et puis nos fameux omégas-3, encore eux, toujours eux … En effet consommer des omégas-3 en bonnes quantités participe au métabolisme des graisses, favorise le fonctionnement des mitochondries, équilibre le système nerveux. Mais aussi favorise la formation de tissus adipeux bruns, montre un effet sur la leptine, hormone de la satiété modulatrice de l’appétit. Et encore réduit les phénomènes inflammatoires, régule le microbiote et joue sur l’insulinorésistance. Ils sont donc indispensables pour la perte de poids. On les trouve essentiellement dans les petits poissons gras, certaines huiles ou sous forme de compléments alimentaires.


Faire de l’exercice physique

L’exercice physique renforce le métabolisme de l’insuline et Il a un effet stabilisateur sur le poids. D’autre part il participe à la diminution du stress aux effets très impactant sur le poids.


Gérer son stress et ses émotions

Et c’est là qu’intervient une autre hormone, le cortisol. Fameuse substance sécrétée en continu lors du stress chronique.


Le cortisol

C’est une hormone hyperglycémiante conduisant à des réactions inflammatoires quand elle se trouve en trop grosse quantité dans l’organisme.

Le stress chronique montre des impacts énormes sur la prise de poids. Il est par conséquent indispensable lorsqu’on est concerné de tout mettre en œuvre pour favoriser sa diminution. D’autant que les effets du cortisol sur le poids se concentrent sur la zone abdominale pouvant engendrer des conséquences graves pour la santé.

Le stress augmente aussi l’envie de consommer des aliments gras et sucrés ainsi que la résistance à la leptine (voir ci-dessous). Il n’y a donc pas de sensation de satiété.

Et puis il diminue la testostérone entrainant la fonte musculaire, la fatigue et l’augmentation du poids. Il impacte également le sommeil, sachant que le sommeil régule les hormones leptine et ghréline, frénatrices et accélératrices de l’appétit, ce qui aura aussi des conséquences sur la prise de poids.


La leptine

Chez les personnes obèses on remarque souvent une diminution de sensibilité à la leptine, hormone chargée de réguler le métabolisme énergétique en réduisant l’appétit. C’est le fameux signal de satiété. Or la leptine améliore la sensibilité à l’insuline. Il est alors intéressant de rééduquer la leptine en apprenant à manger en pleine conscience, en apportant un nouveau regard sur la nourriture.


Les hormones thyroïdiennes

Il est souvent nécessaire de se tourner aussi vers les hormones thyroïdiennes. De nombreuses personnes observent une prise de poids sans augmentation de la ration alimentaire, souvent associée avec d’autres symptômes comme un métabolisme ralenti, de la constipation, une fatigue chronique … En effet la thyroïde étant un véritable chef d’orchestre, lorsqu’elle dysfonctionne occasionne un certain nombre de troubles sur l’ensemble de l‘organisme dont le métabolisme.

Un des troubles s’avère être la résistance à l’insuline. Dans ce cas aussi un certain nombre de conseils pourront être donné par l’éducateur de santé. Notamment le fait de relancer le fonctionnement de la thyroïde avec ses cofacteurs ou encore d’aller voir du côté des surrénales si la cause en est l’épuisement.


Les œstrogènes

Les hormones sexuelles nous impactent tout au long de notre vie. Les œstrogènes entre autres ont un impact sur le poids. En effet lorsqu’ils sont en excès ils ralentissent le métabolisme et lorsqu’ils sont carencés notamment à la ménopause ils entrainent une prise de poids, favorisent l’insulino-résistance et impactent la thyroïde. Dans ce cas de figure il sera intéressant d’observer les taux hormonaux et de les rééquilibrer si besoin avec par exemple des plantes œstrogènes-like ou progestérone-like.


Et pour finir un petit coup d’œil du côté des mitochondries

Mais quel est donc le rapport avec les hormones me direz-vous ? Les mitochondries sont nos centrales énergétiques. Elles fabriquent de l’énergie à partir de la dégradation des glucides et des lipides. Vous avez sans doute remarqué que certaines personnes peuvent manger ce qu’elles veulent sans prendre un gramme, d’autres vont prendre du poids en regardant un haricot vert. Des recherches ont montré que des mitochondries déficientes compromettent le métabolisme et seraient responsables de cette injustice.

D’autre part les mitochondries sont impliquées dans la synthèse des hormones stéroïdes dont les œstrogènes et le cortisol dont nous avons parlé ci-dessus. Il parait donc judicieux de chouchouter ses mitochondries en pratiquant par exemple une activité physique régulière, d’autant qu’elles perdent de leur efficacité dès l’âge de 20 ans.


Quels compléments alimentaires pour réguler nos hormones

Bien évidemment les conseils donnés ci-dessous ne sont que des indications et il n’est pas souhaitable de se complémenter seul sans l’avis d’un praticien de santé. Les compléments bien que naturels ne sont pas forcément sans danger. Il peut y avoir des interactions avec d’autres molécules naturelles ou chimiques ou des contre-indications en fonction de votre état de santé.


Pour diminuer la résistance à l’insuline

Plusieurs substances ont toute leur place pour favoriser la sensibilité à l’insuline, telle la berbérine, le chrome, la cannelle, l’acide alpha-lipoïque. Mais aussi le zinc anti-inflammatoire, antioxydant et indispensable au fonctionnement des récepteurs à l’insuline. Celui-ci participe à la production de leptine, hormone de la satiété qui devient résistante en cas d’inflammation, et à sa structure. Et encore la vitamine D anti-inflammatoire, antioxydante, qui favorise la sensibilité à l’insuline ainsi que le transport du glucose vers les muscles et qui participe à la fabrication de la leptine.

Pour mieux gérer son stress

Le sacro-saint magnésium qui vient à s’échapper dans les urines en cas de stress, les vitamines du groupe B, ainsi que les plantes adaptogènes et l’ashwagandha peuvent contribuer à l’apaisement en complément bien sûr de techniques de gestion du stress comme la cohérence cardiaque ou la méditation.

Pour stimuler la thyroïde

Un certain nombre de cofacteurs nécessaires à son fonctionnement peuvent être intéressant comme la tyrosine, l’iode, le sélénium, le guggul, le zinc, les vitamines C, B et du groupe B …

Pour optimiser le fonctionnement de nos mitochondries

Le Coenzyme Q 10, indispensable à la conversion des nutriments à l’aide de l’oxygène par les mitochondries. Le sélénium indispensable à la conversion des deux formes de coenzyme Q10 et bien sûr les vitamines du groupe B.


Conclusion

Notre sainte journée est régulée par la sécrétion d’hormones, de neurotransmetteurs ou encore d’enzymes. Il me parait donc intéressant lorsque l’on souhaite perdre du poids de comprendre ces fonctionnements et d’adapter notre alimentation à ces rythmes. Je vous recommande vivement une consultation avec un professionnel Naturopathe. Cela lui permettra en fonction des informations recueillies de déterminer les dysfonctionnement hormonaux du système endocrinien.



Merci de votre attention et avec toute ma bienveillance.

François Demazeau

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